Smic, allocations familiales, Livret A, chômage, RSA, APL, retraites : le calendrier 2022 des revalorisations


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Si plusieurs prestations sont revues le 1er janvier, il faut, pour d’autres, traditionnellement attendre quelques mois de plus. Les allocations familiales sont ainsi revalorisées en avril, le chômage en juillet, les pensions Agirc-Arrco en novembre, etc.

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Plusieurs revalorisations sont déjà entrées en vigueur le premier jour de l’année. C’est le cas du smic, passé de 10,48 euros à 10,57 euros brut/heure, soit une hausse de 0,9 %. Quant à l’ex-minimum vieillesse (allocation de solidarité aux personnes âgées, ASPA) et aux retraites de base, ils ont été augmentés de 1,1 %, sauf les pensions de base des avocats, relevées, quant à elles, de 1 %.

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Le 1er janvier est aussi la date d’indexation annuelle dans nombre de régimes de retraite complémentaire, par exemple ceux des artisans et commerçants et des agents non titulaires de la fonction publique (+ 1,1 %), celui des médecins (+ 0,50 %) et celui des avocats (+ 1 %).

L’allocation journalière pouvant être versée en cas de congé de proche aidant (AJPA) a de son côté été rehaussée, au 1er janvier, à 58,59 euros par jour pour tous, contre auparavant 52,13 euros pour une personne seule et 48,87 euros pour une personne vivant en couple ; son montant correspond désormais au smic journalier net (alors qu’il dépendait jusqu’ici de la base mensuelle de calcul des allocations familiales).

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Cela fait dix ans et demi que la rémunération du Livret A n’a pas augmenté, la dernière hausse, de 2 % à 2,25 %, remontant à août 2011. Par la suite, elle n’a cessé de s’effriter, jusqu’à atteindre son record bas de 0,50 % en février 2020. Elle stagne depuis à ce niveau. La donne doit toutefois changer en février : inflation oblige, le Livret A devrait voir son taux gagner quelques petits dixièmes de points de pourcentage.

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Si le gouvernement a confirmé la hausse, il n’a pas encore communiqué son niveau. Mais un coup de pouce n’est « pas envisagé », a indiqué le premier ministre Jean Castex, le 6 janvier sur BFM-TV. La formule, qui prend en compte à la fois l’inflation des six derniers mois et les taux à court terme (moyenne semestrielle de l’€STR, ou Ester [euro short-term rate]), devrait donc être appliquée à la lettre et le nouveau taux avoisiner 0,80 %. Bien moins que l’inflation donc.

De nombreux montants sont revalorisés chaque 1er avril : les prestations familiales (par exemple les allocations familiales, le complément libre choix du mode de garde, la prime de naissance), le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation adulte handicapé (AAH), l’allocation de solidarité spécifique (pour les chômeurs en fin de droit), la prime d’activité, les pensions d’invalidité, etc. Tous doivent être revus en fonction de l’inflation (plus précisément de l’évolution moyenne sur les douze derniers mois des indices des prix mensuels hors tabac publiés par l’Insee l’avant-dernier mois précédant la revalorisation).

Le conseil d’administration de l’Unédic, composé de partenaires sociaux, se réunit en règle générale fin juin pour décider des hausses des allocations-chômage applicables au 1er juillet. En 2021, le taux était de 0 % à 0,6 %, selon les allocataires.

C’est le 1er octobre que sont augmentées les différentes aides au logement – aide personnalisée au logement (APL), allocation de logement familiale (ALF) et allocation de logement sociale (ALS).

Alors que les montants avaient été gelés en 2018, puis que la hausse avait été plafonnée à 0,3 % en 2019 et 2020, le gouvernement avait décidé, pour 2021, d’appliquer à nouveau la formule de revalorisation normale, basée sur l’évolution de l’indice de référence des loyers (IRL). Ce qui avait abouti à un relèvement de 0,42 %. Cette méthode doit à nouveau être appliquée en 2022.

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Serait ainsi pris en compte l’IRL du deuxième trimestre 2022, qui doit être publié par l’Insee en juillet. Cet IRL correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers.

Enfin, pour les pensions complémentaires des ex-salariés du privé, les retraites Agirc-Arrco, la date d’indexation annuelle est le 1er novembre. Ce sera au conseil d’administration du régime de fixer le taux, quelques semaines avant l’échéance. En novembre 2021, la hausse a été de 1 %.

Comment le taux sera-t-il déterminé ? Pour l’heure, les modalités de revalorisation qui doivent s’appliquer en 2022 ont été décidées à l’été 2021 par les partenaires sociaux qui copilotent l’Agirc-Arrco : les pensions doivent augmenter comme l’inflation, mais il y a une marge de manœuvre de 0,5 point.

En clair : elles pourraient être relevées de « l’inflation moins 0,5 point ». Cette marge a été décidée en raison des effets financiers de la crise sanitaire sur les comptes du régime, pour préserver des niveaux de réserves jugés suffisants par les gestionnaires de l’Agirc-Arrco.

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A noter que le chiffre d’inflation qui devra être pris en compte est la dernière prévision d’évolution de l’indice des prix à la consommation, hors tabac, pour l’année 2022, communiquée par l’Insee, en moyenne annuelle. Et que des exceptions à ce calcul sont prévues, par exemple si l’inflation était supérieure à la hausse des salaires.




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