un nouveau crédit pour rénover son logement, remboursable à la vente ou à la succession

Comment financer les travaux d’économies d’énergie de son logement ? En dépit des aides nationales et locales, le reste à charge est parfois trop élevé pour les ménages. Et l’accès au crédit bancaire classique compliqué pour les plus modestes ou les plus âgés…

Pour aider ces derniers, un nouvel outil, le « prêt avance rénovation » (PAR), a été lancé en février. Le principe est le suivant : le ménage qui souhaite rénover sa résidence principale se voit accorder un crédit dont il ne remboursera le capital que lors de la vente de la maison, ou du décès. Il ne paie donc, chaque mois durant la durée du prêt, que les intérêts, voire rien du tout quand les intérêts sont eux aussi payables in fine.

Lire aussi Qui habite les cinq millions de « passoires thermiques » ?

La Banque postale, le Crédit mutuel et le CIC ont d’ores et déjà donné suite aux sollicitations de l’Etat et proposent ce prêt aux ménages, avec dans les trois cas un taux de 2 %. Le groupe Banque populaire Caisse d’épargne (BPCE) travaille aussi sur une proposition pour les prochains mois.

Sous conditions de ressources

Pour garantir le remboursement, la banque prend une hypothèque sur le bien à rénover. Les établissements financiers commercialisant le PAR bénéficient par ailleurs d’une garantie publique partielle sur les montants prêtés. « Nous réalisons à nos frais une expertise immobilière permettant de déterminer la valeur de la maison et prêtons au maximum jusqu’à 70 % de cette valeur », explique Yoanne Bobe, responsable de l’offre crédit à La Banque postale.

Dans cet établissement, le minimum accordé est de 3 500 euros et le maximum dépend de l’âge du client et de la valeur du bien. Le PAR du Crédit mutuel et du CIC démarre, lui, à 5 000 euros, avec un plafond à 30 000 euros.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Immobilier : les premiers pas du nouveau service public de la rénovation énergétique des logements

Pour être éligible, l’emprunteur doit percevoir des revenus situés en dessous des plafonds des ressources pour les ménages modestes, tels que définis par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Pour un foyer constitué par exemple de deux personnes, le plafond est fixé à 37 739 euros en Ile-de-France et à 28 614 euros ailleurs. Pour un foyer avec quatre personnes, ce sera, respectivement, 52 925 euros et 40 201 euros. C’est le revenu fiscal de référence, qui figure sur l’avis d’imposition, qui est pris en compte.

Comme tout prêt hypothécaire, le PAR doit être signé chez le notaire, et les frais de l’hypothèque sont à la charge de l’emprunteur. Il n’y a en revanche pas de frais de dossier, ni d’assurance emprunteur à souscrire. Et pas d’obligation de domicilier ses revenus à La Banque postale. L’emprunteur peut en outre rembourser quand il le souhaite sans s’acquitter d’indemnités de remboursement anticipé.

Il vous reste 11.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Devenez négociateur immobilier ou Conseiller Patrimonial Immobilier …