Bureaux : à Nanterre, le campus en bois Arboretum se cherche des locataires 1

Bureaux : à Nanterre, le campus en bois Arboretum se cherche des locataires


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Publié le 20 janv. 2022 à 12:41

Le méga projet de campus de bureaux Arboretum , né en 2017 et porté par le promoteur WO2 et l’investisseur BNP Paribas Real Estate, deviendra réalité à la fin de cette année. Actuellement, quelque 250 ouvriers travaillent sur le vaste chantier lancé fin octobre 2020, à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, non loin de l’Université Paris Nanterre. Ils seront jusqu’à 700 au plus fort des travaux. Onze grues sont en activité.

Le chantier a été confié à un consortium mené par GCC et Mathis. Déjà, l’ancienne papeterie a été en partie démolie. Il en reste le squelette, reconnaissable à ses grandes arches. Au côté des deux bâtiments industriels en cours de restructuration, la silhouette des cinq bâtiments neufs – de cinq à sept étages – a commencé à se dessiner.

Certains sont même complètement sortis de terre. A l’issue des travaux, qui s’achèveront en décembre 2022, il y aura là environ 110.000 mètres carrés de bureaux en bois – à la façade de verre et de métal – et 15.000 m2 de commerces, restaurants, auditorium, salles de conférences et salles de sport.

Dans l’air du temps

Les futurs bureaux seront dans l’air du temps, avec de vastes plateaux où la structure en bois restera apparente, de grandes fenêtres ouvrantes, des escaliers bénéficiant de la lumière du jour, des terrasses végétalisées à chaque niveau pour pouvoir aussi travailler dehors. A terme, le site pourra accueillir entre 8.000 et 10.000 salariés.

L’Arboretum – un projet à 600 millions d’euros dont 350 millions pour la seule construction – se cherche aujourd’hui des locataires. Ils devraient s’installer à l’été 2023, après avoir réalisé leurs aménagements intérieurs.

Fait rare, l’opération avait en effet été lancée « en blanc », c’est-à-dire sans précommercialisation. Un pari risqué à l’heure où le marché des bureaux en Ile-de-France souffre du développement du télétravail et de l’optimisation de leurs mètres carrés par les entreprises.

Depuis décembre 2021, les visites ont commencé. ​« Les entreprises intéressées sont aujourd’hui soit déjà implantées à Nanterre, soit installées à Colombe, Rueil-Malmaison, Vélizy, Versailles ou Saint-Quentin. Elles cherchent à se rapprocher de La Défense et de Paris. Sachant que le site bénéficie d’une double desserte avec le RER A, qui va à l’Etoile et la ligne de train L, qui s’arrête à Saint-Lazare », explique la directrice de la commercialisation chez WO2, Arielle Polaillion. ​Elles sont issues de secteurs variés, mais plus particulièrement de l’industrie, de l’énergie, de la banque et de l’assurance.

« Requalifier l’espace urbain »

Il faut avoir de l’imagination pour se figurer aujourd’hui à quoi ressemblera le campus une fois terminé. Car si les immeubles ont pris forme, il n’y a aucune végétation sur le site.

Le projet veut pourtant faire la part belle à la verdure – en créant notamment une jonction avec le parc municipal voisin, et des espaces de potagers et vergers. De nombreux arbres seront plantés – dont certains dans les anciennes cuves de la papeterie. Une façon de s’inscrire en opposition au quartier sur dalle de La Défense.

L’environnement n’est, en outre, pas encore très accueillant sans même parler de la ligne de RER et de la bretelle d’autoroute qui surplombent le site. « Il y avait un besoin de requalifier l’espace urbain et nous avons travaillé dessus avec la ville de Nanterre », admet Arielle Polaillion.

WO2 espère accueillir des entreprises soucieuses de « verdir » leur image, en s’installant sur ce site. Son promoteur assure en effet qu’il s’agit du plus grand campus en bois d’Europe, « exemplaire par son processus constructif » en émettant 40 % de CO2 en moins que la norme. Il fait aussi la part belle à la géothermie, capable de couvrir 80 % des besoins en chauffage et en climatisation des futurs utilisateurs.

Autre atout, avance le promoteur, les loyers des bureaux sont de 365 euros du m2 à l’année, à comparer à 560 euros à La Défense (dans un programme neuf) et à 910 euros au coeur de Paris. Un argument budgétaire de poids.


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