Comment augmenter ses actifs en quinze ans pour sa retraite

Comment augmenter ses actifs en quinze ans pour sa retraite

45 ans, se déplace beaucoup (hors période de confinement !) et profite, en plus, de huit semaines de congés par an. Amoureux de la mer, il s’est acheté un voilier et une résidence secondaire sur la côte Atlantique. Quant à sa résidence principale à Bordeaux, il a presque fini de la payer. Il a 32.000 euros sur des livrets et a investi 11.000 euros dans la start-up d’un ami. Son objectif : optimiser ses revenus et ses impôts.

Le problème, c’est que son patrimoine est aux trois-quarts englué sur de “faux actifs”, qui ne rapportent rien et lui coûtent cher : appartements, voilier, moto. Son premier réflexe devra être de les activer : il loue sa résidence principale lors de ses absences (jusqu’à 6 500 euros par an) et aussi sa résidence secondaire (4 000 euros pour dix week-ends et quatre semaines par an). Il met également son voilier en location sur Clic&Boat (5 000 euros possibles pour 50 jours de location par an). Le tout sera délégué à des conciergeries spécialisées : pas de stress. Il va aussi renégocier son crédit actuel (à 4,5 %, quand même !). Gain potentiel : 2 600 euros par an.

Tripler ses rendements

Coté placements, il a intérêt à ouvrir un PER pour y déposer 9 000 euros par an (économie d’impôt : 2 070 euros), abondés pour moitié par son entreprise : en une dizaine d’années, il aura accumulé plus de 160 000 euros. Il musclera son petit PEA (avec des Exchange Traded Funds, Sicav et FCP performants) et transférera la quasi-totalité du fonds en euros de son contrat d’assurance-vie sur des SCPI ou des OPCI, pour tripler son rendement (4,5 % contre 1,5 %). Les 20 000 euros annuels dégagés par les locations seront investis dans d’autres start-up (avec une réduction d’impôt à la clé). L’éventuel surplus annuel d’épargne ira sur les supports dynamiques de l’assurance-vie et en crowdfunding immobilier à travers le PEA.

En quinze ans, les revenus de ses actifs devraient avoir décuplé, à 22 000 euros, et s’ajouter aux 20 000 euros des locations. Quant au patrimoine, il aura doublé pour atteindre 1,3 million. Le tout sans toucher à sa qualité de vie.


Le patrimoine d’Edouard, 45 ans

En concubinage, sans enfant, Edouard gagne 100 000 euros par an, dont la moitié en bonus. Mais il paie 29 000 euros d’impôts.

EN CHIFFRES

350 000 euros : Appartement à Bordeaux.

130 000 euros : Appartement à la mer, voilier et moto.

43 000 euros : Livrets, crowdfunding immobilier.

70 000 euros : Assurance-vie en euros, compte-titres et PEA.

Les objectifs d’Edouard

Edouard veut pouvoir être à l’aise une fois à la retraite et disposer d’un capital pour son projet de tour du monde en bateau.

EN DÉTAIL

Développer des revenus complémentaires pour sa retraite.

Réduire ses impôts.

Disposer d’un capital pour pouvoir effectuer un gros achat.

Nos solutions pour Edouard

Dynamiser son l’immobilier de jouissance (51 % de son patrimoine)

Difficile à croire, mais il est possible « d’activer » sa résidence principale. Caroline, notre exemple précédent (lire p. 78), s’en est servie comme garantie pour souscrire un prêt lui permettant de jouer de l’effet de levier et de développer son patrimoine. Edouard, lui, peut en tirer parti pour obtenir des revenus locatifs grâce à ses absences répétées. Ce sera d’autant plus facile qu’en respectant les durées autorisées (120 jours maximum à Bordeaux, par exemple), il est tout à fait légal de louer sa résidence principale.

Ouvrir un PER et y consacrer une partie (20,9 %) de son patrimoine

La loi Pacte a bouleversé l’épargne retraite en entreprise. Les anciens Perco et article 83 ont été refondus dans un Pere (Plan d’épargne retraite entreprise). Son principal atout : permettre une sortie, partielle ou totale, en capital et non plus seulement en rente, comme avant. Il conserve aussi ses autres avantages, comme le déblocage anticipé en cas d’acquisition de la résidence principale et de force majeure (décès, invalidité, cessation d’activité, fin de droits. ..). Les contrats existants, comme celui d’Edouard, pourront être conservés et alimentés. Ou ils pourront être transférés vers un nouveau PER, gratuitement dès lors que l’ancien contrat a plus de cinq ans ou qu’il intervient lors d’un départ en retraite. Sinon, les frais de transfert sont plafonnés à 1 % de l’épargne.

Réduire (à 3,4%) le cash sur ses comptes courants

Combien doit-on conserver en épargne de précaution ? Le confinement a été l’occasion d’une accumulation d’épargne, et aujourd’hui, en additionnant l’encours des livrets d’épargne (800 milliards d’euros) et celui des comptes-courants, les ménages ont mis de côté plus de 1 300 milliards d’euros. Les experts en trésorerie considèrent que l’épargne de précaution ne doit pas excéder deux à trois mois de revenus ou six à huit mois de dépenses. Nous sommes bien au-delà. Mais Edouard a réussi à limiter sa trésorerie à trois mois de revenus. Il devra cependant veiller à ce que les nouveaux gains dégagés par ses locations soient bien fléchés sur des actifs qui rapportent et qu’ils ne dorment pas sur son compte-courant !

Comment augmenter ses actifs en quinze ans pour sa retraite 1

 

(SOURCE: SOCIÉTÉS, CHALLENGES.)

 

Placements: quel PER est le meilleur pour préparer sa retraite? 

Le plan d’épargne-retraite (PER) est le nouveau produit qui remplace, depuis octobre dernier, le Perp, le Madelin et le Perco. Il permet de se constituer une retraite complémentaire et de déduire de ses revenus les sommes versées (mais les revenus qui en seront tirés à la retraite seront imposables). C’est un placement financier de très long terme, et le souscripteur s’engage à le conserver toute sa vie active pour en sortir en rente ou – c’est nouveau par rapport aux produits existants – en capital. Comment choisir le bon PER ? D’abord, compte tenu de la durée d’épargne, il faut veiller aux frais : ils sont de 0 à 0,4 % pour la gestion des unités de compte, nuls sur les versements, nuls ou très faibles sur les arbitrages. Ensuite, il faut s’intéresser aux supports. Sont-ils performants, sont-ils diversifiés ? Le fait de proposer des Exchange Traded Funds ou des titres en direct est un vrai plus, qui ouvre le champ à des supports plus performants (les actions) ou dont les frais d’entrée sont très bas (les ETF). Challenges a sélectionné ci-dessous des produits au profil intéressant.

 

 

NOTRE TOP-5

– Afer Retraite Individuelle, d’Afer et Aviva

Un PER très complet, avec 87 supports, des profils de gestion et un mandat (payant). Les frais d’entrée (3 %) sont raisonnables, mais ceux de gestion (1 %) sont un peu élevés.

– Titres@PER, d’Altaprofits et SwissLife

Une belle offre de supports (FCP, SCPI, ETF et même des actions en direct), pas de frais d’entrée ni d’arbitrage. Il lui manque un mandat de gestion pour être parfait.

– Linxea PER, de Linxea et Apicil

Un produit 100 % digital, sans frais d’entrée, avec plus de 300 supports, dont beaucoup d’immobilier. Dommage, l’accès au fonds euros est limité.

– Liberté PER, de Mes-placements.fr et Spirica

Un contrat accessible, avec 650 supports et la possibilité – c’est rare – d’accéder à une gestion conseillée (sans supplément).

– PER Yomoni, de Yomoni et Suravenir

100 % digital, sans frais d’entrée et les frais de gestion les plus bas du marché (0,3 %). La gestion est confiée au robo-advisor Yomoni, qui affiche des résultats plutôt encourageants depuis son lancement.

 

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Source

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