Effet Covid-19 : les Français veulent protéger leur famille et leur patrimoine

Effet Covid-19 : les Français veulent protéger leur famille et leur patrimoine

Publié le 14 oct. 2020 à 11:48

La loi ne protège pas assez ! C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par Harris Interactive pour le Conseil supérieur du notariat. Le premier besoin de protection est naturellement celui du cercle familial . D’abord, bien sûr, le premier cercle (les enfants : 83 %, le conjoint : 76 %), mais une majorité de Français se préoccupent également de la protection des petits-enfants (71 %) et de leurs parents (62 %).

Le besoin de protéger d’autres membres de la famille potentiellement vulnérables reste à un niveau élevé (53 %), même s’il est moins répandu. Les Français en position d’« aidants » se montrent particulièrement sensibles à la question de la protection de leurs proches, notamment de leurs parents (75 %), relève cette étude.

Le contexte de crise sanitaire a accru le besoin de protection. 62 % des Français déclarent y réfléchir pour eux-mêmes ou leurs proches dans le contexte du Covid-19. Ce ressenti impacte particulièrement les plus jeunes (76 % des moins de 35 ans), les aidants (74 %), ceux détenant un faible patrimoine (73 %) et les femmes (69 %).

Le mandat de protection future méconnu

Qu’il s’agisse de dispositifs juridiques, fiscaux ou d’épargne, 66 % des parents ont déjà entrepris des démarches ou envisagent de le faire afin de protéger leurs enfants. Ils ont aussi agi pour leur retraite (49 % des concernés, et 55 % des 35-49 ans) et leur patrimoine (48 %). Le chiffre atteint 85 % dès lors que le patrimoine devient conséquent (supérieur à 500.000 euros).

Si les Français pensent davantage à se protéger, ils ont peu à l’esprit le mandat de protection future. Seuls 24 % d’entre eux indiquent connaître ce dispositif. En l’occurrence, il s’agit d’un contrat (le plus souvent conclu chez un notaire) qui consiste, quand on est encore en bonne santé et qu’on a toutes ses facultés, à prendre des dispositions pour organiser sa protection personnelle, physique et mentale, celle de son patrimoine, ou, le cas échéant, de son/ses enfant(s), malades ou handicapés pour le cas où l’on deviendrait dépendant un jour. A noter : 45 % des répondants en position d’aidants connaissent son existence.

Etude Harris Interactive pour le Conseil supérieur du notariat/Notaires de France. Echantillon national représentatif de 1.592 personnes âgées de 15 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région d’habitation de l’interviewé(e). Recueil réalisé en ligne via le panel de Harris Interactive du 21 au 27 septembre 2020.

[ad2]

Source

L’immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l’info…