Investir responsable – Challenges


L'immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l'info...


La crise sanitaire mondiale n’aura pas ralenti l’envolée de l’investissement durable. Au contraire. Les fonds responsables gèrent désormais 1 650 milliards de dollars dans le monde, un record selon Morningstar. “Une conjonction de facteurs explique cet afflux : un changement de mentalité des investisseurs, ainsi que des réglementations et des plans de relance des gouvernements pour une croissance verte”, énumère Matt Christensen, responsable mondial de l’investissement responsable d’Allianz. L’Europe et la France sont aux premières loges. Avec plus de 900 fonds, l’ISR (investissement socialement responsable) pèse plus de 450 milliards d’euros en France, selon Novethic. Reste que le grand public trouve cette “vague verte” peu accessible : selon un sondage réalisé l’été dernier pour le Forum pour l’investissement responsable (FIR) et l’agence de notation Vigeo-Eiris, seuls 5% des Français disent avoir déjà investi dans un fonds ISR, et 5% déclarent s’en être vu proposer par leur conseiller… Il faut dire que la notion d’ISR reste floue pour le grand public, un peu déboussolé par un jargon de spécialistes, entre les fonds Best-in-class, qui sélectionnent des émetteurs ayant les meilleures pratiques ESG (environnement, social, gouvernance) au sein de chaque secteur d’activité, et les fonds Best-in-uni-verse, qui n’investissent que dans les entreprises adoptant les meilleures pratiques ESG tous secteurs confondus. Il y

a enfin les fonds Best effort, qui se concentrent sur les sociétés qui améliorent leurs pratiques dans le temps…Pour éviter le greenwashing et guider les épargnants, les autorités ont notamment créé le label ISR fin 2015. Il oblige les fonds sélectionnés à exclure 20 % des valeurs les moins bien notées. L’an dernier, ces fonds ont quasi doublé, passant de 321 à 636. “Mais le processus n’est pas assez contraignant”, regrette un gérant.”Certains grands fonds labellisés ne changent rien à leur gestion.”

Labels plus exigeants

Le gouvernement prévoit de réformer le label pour le rendre plus efficace. D’après une étude de la société Epsor, spécialisée en épargne salariale et épargne retraite, sur 331 fonds ISR, 14% intègrent Total dans les premières lignes de leur portefeuille. “Il ne faut pas être caricatural”, tempère Philippe Zaouati, président de Mirova, filiale de Natixis dédiée à l’ISR, “il faut aussi s’intéresser à l’économie brune, comme les énergies, car on en aura besoin longtemps.” Les investisseurs plus volontaristes peuvent aussi choisir d’autres labels plus exigeants, comme Greenfin, qui cible la transition écologique avec un cahier des charges plus strict (exclusion des énergies fossiles), ou les fonds à impact, combinant effet social et environnemental mesurable et rendement financier. Après avoir beaucoup travaillé sur l’environnement depuis 2015 et l’Accord de Paris, les sociétés de gestion ont pris conscience de la crise sanitaire et de la nécessité d’une économie inclusive, réduisant les inégalités.

Dans le cadre de son plan d’action pour le climat, l’Union européenne a adopté la norme Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR), entrée en vigueur en mars et qui va classer d’ici l’an prochain les fonds en trois catégories, selon leur degré d’ESG. “Un des mérites du SFDR est de s’appliquer à tous les fonds existants, d’expliquer comment ils intègrent les risques de durabilité et comment ils les mesurent” , explique David Czupryna, responsable du développement ESG à Candriam. En clair, ce ne sont pas juste les fonds ISR qui seront distingués : les mauvais élèves seront également dévoilés. “Ils seront de moins en moins nombreux, car les critères extra-financiers influent toujours plus sur les cours et doivent être intégrés dans l’analyse globale”, analyse Hervé Thiard, directeur général de Pictet AM France. L’immobilier a lui aussi entamé sa transition vers l’ISR. Avec des réglementations environnementales de plus en plus exigeantes dans le neuf, mais aussi pour le bâti existant, avec des primes à la rénovation. Et côté pierre papier, le label ISR a été ouvert aux fonds immobiliers. Dans la pierre ou en Bourse, il est désormais possible de faire du bien à la planète et… à son portefeuille.

 

Un cercle vertueux pour les grands patrons des banques

 

Investir responsable - Challenges 1

PHILIPPE WAHL, PDG DE LA POSTE : ” La Banque postale doit être le leader de la finance durable. La Banque postale Asset Management est déjà le premier gestionnaire d’actifs au monde 100% ISR.”

Investir responsable - Challenges 2

VALÉRIE BAUDSON, MEMBRE DU COMITÉ DE DIRECTION D’AMUNDI : “C’est dans notre ADN d’être investisseur responsable. Nous souhaitons pouvoir apporter aux clients des solutions qui soient à la fois performantes sur le plan financier et qui aient un impact positif sur le climat.”

Investir responsable - Challenges 3

JEAN-LAURENT BONNAFÉ, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE BNP PARIBAS : “Nous sortons des activités du monde d’hier, comme le charbon ou le gaz de schiste, et nous finançons massivement des projets d’énergies renouvelables. Être un leader européen de la finance durable, c’est existentiel.”

(crédits photos : P. Gely/Sipa – SP – Bruno Delessard/Challenges-Réa)


L'immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou partager l'info...



Source

L’immobilier recrute ! Devenez négociateur immobilier ou Conseiller Patrimonial en Immobilier…

Laisser une réponse