Comment définir un logement durable? 1

Comment définir un logement durable?


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Particuliers, entreprises, pros de l’immobilier, pouvoirs publics, locataires, bailleurs, ou bien propriétaires occupants… tout le monde est de nos jours concerné par l’immobilier durable! Les réglementations et les valorisations des biens sont de plus en plus impactées par cette transformation de la façon de construire et de rénover un bien. Saisissons l’occasion pour faire le point, et comprendre ce concept dans toutes ses dimensions!

C’est quoi un logement “durable”?

Un logement durable est d’abord et avant tout un logement “respectueux de l’environnement”. Une notion qui s’est imposée dans le monde du bâtiment et en urbanisme, et qui vise à prendre en compte l’impact environnemental d’un logement dans sa globalité. De sa méthode de construction à son usage au quotidien, en passant par la sélection des matériaux et des équipements de chauffage et de production d’eau chaude.

Un logement durable est donc un bien immobilier qui répond aux attentes de la société en matière d’écologie de la construction, aussi bien les locataires et propriétaires occupants qui accordent davantage d’importance à ces sujets, que les pouvoirs publics qui cherchent à réduire les émissions de CO2 des bâtiments dans le cadre du combat climatique. 

De leur côté, les notaires de France définissent un logement durable au travers de sa valeur “verte”. Celle-ci s’entend comme la valeur supérieure d’un bien, permise par une meilleure performance environnementale et énergétique, par rapport à un autre bien aux caractéristiques similaires (surface, emplacement, nombre de pièces).

Enfin, un logement durable est un bien immobilier dont la construction a été pensée de manière à réduire son impact sur la biodiversité, en amont comme en aval. Les acteurs de la construction s’efforcent ainsi de prendre en considération les espaces naturels avant de construire sur une surface vierge, et de choisir des friches ou zones déjà construites pour les nouveaux bâtiments, pour mieux lutter contre une excessive artificialisation des sols. 

De nouvelles normes pour un immobilier durable

Le respect des nouvelles normes thermiques (RE 2020) est une partie intégrante de ce combat, dans le neuf. Cette réglementation environnementale renforce les obligations qui pèsent sur les entreprises de construction. Par le passé, l’effort portait essentiellement sur les performances globales des logements et les économies d’énergie. Désormais, la future empreinte carbone du bâtiment est devenue un critère essentiel.

Cette norme environnementale qui s’applique depuis le 1-1-2022 se fixe pour objectif d’éliminer progressivement le recours au gaz pour le chauffage dans les logements. Dans ce sens, un plafond drastique de 4 kgCO2eq/m²/an est d’ores et déjà instauré pour les maisons individuelles, et de 14 kgCO2eq/m²/an pour les logements collectifs. Ce dernier sera par la suite abaissé à seulement 6 kgCO2eq/m²/an à partir de 2024. 

L’évolution vers le logement durable signe aussi le retour du bois, de la terre et de la pierre comme matériaux et éléments de construction. Précisément pour amplifier la réduction des émissions de CO2. De nombreux promoteurs tentent par ailleurs d’instaurer une véritable économie circulaire, avec la mise en place de filières de recyclage pour récupérer des matières issues des démolitions, afin de réduire la consommation de ressources.

La durabilité peut s’envisager d’une autre façon

Pour autant, les exigences des Français (locataires et propriétaires) en matière de “durabilité” ne se limitent pas aux seuls critères environnementaux. En effet, cette notion peut aussi s’entendre dans le sens du confort de vie des occupants. Un logement mal orienté, mal configuré, mal situé, mal aéré, recevant trop peu de lumière naturelle, ou soumis à des nuisances sonores, peut-il vraiment être considéré comme “durable”? Construire ou proposer un logement de qualité, adapté aux attentes et aux nouveaux modes de vie, est en soi un critère de durabilité pour s’assurer de réduire les périodes de vacance. Son occupation sera durable dans le temps parce qu’il est bien isolé, proche des transports en commun et des parcs verts, favorable au télétravail grâce à un espace de bureau et une connexion fibre, doté d’un espace de vie extérieur…

De même, l’isolation n’est pas qu’une question de baisse des émissions de CO2. Dans un monde où l’énergie coûte de plus en plus cher, parvenir à réduire la facture énergétique devient un enjeu essentiel. Si le logement est un gouffre financier qui engloutit le reste à vivre dans les dépenses de gaz, il ne peut durablement être occupé. D’ailleurs, dans quelques années, il ne pourra même plus être loué, avec l’interdiction des passoires thermiques votée en 2021! Les logements classés E à G étant bientôt bannis…

Du point de vue de l’investissement immobilier, les logements bien classés (A à B) se vendent plus cher que les autres, et sont également mieux valorisés à la revente, vu qu’ils ne réclament pas de travaux de rénovation, contrairement aux biens les moins bien classés. La durabilité du logement se retranscrit donc dans la pérennité de l’investissement.

(Par la rédaction de l’agence hREF)


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