Immobilier : comment le bilan énergétique impacte le prix dans votre ville

Immobilier : comment le bilan énergétique impacte le prix dans votre ville

Immobilier : comment le bilan énergétique impacte le prix dans votre ville 1

Publié le 30 sept. 2020 à 15:21

Le bon bilan énergétique et environnemental d’un logement peut-il permettre d’en augmenter le prix ? D’après une enquête menée par Se Loger, dans certaines villes, la valeur verte , calculée à partir du diagnostic de performance énergétique (DPE), est bien réelle.

A surface égale et caractéristiques équivalentes, à Saint Etienne un logement en catégorie A vaut 68 % plus cher qu’un logement classé E au DPE. C’est le record de plus-value enregistrée pour un logement écologique. A Marseille, un bien immobilier étiqueté A coûte 33,6 % plus cher qu’un logement catégorisé E. A Perpignan, il faut compter 2 630 euros par mètre carré pour un bien A contre seulement1 652 euros par mètre carré pour un logement classé E, soit une différence de 59,2 %. A Montpellier, l’écart de prix entre ces deux types de logements s’élève à 35,9 % tandis qu’à Strasbourg il atteint 56,8 %.

Cette valeur verte est pourtant à relativiser. L’ état du marché immobilier et la localisation des biens ont plus d’influence sur le prix que le bilan énergétique. « Ce n’est pas uniquement parce qu’un logement passe d’un DPE « E » à un DPE « A » que son prix au mètre carré augmente, mais plutôt parce qu’il a été entièrement refait. La valorisation d’un bien ne résulte pas uniquement de l’amélioration de son DPE, mais de l’ensemble de travaux de rénovation qui y auront été réalisés. Le DPE n’est qu’un facteur parmi d’autres qui conduisent à sa valorisation », développe Hubert Guignant du cabinet Humbert, agence spécialisée dans les locations et les ventes immobilières à Saint-Etienne.

Un facteur encore secondaire

Dans les villes où le marché immobilier est tendu, compte tenu de la raréfaction de l’offre et de la force de la demande, la performance énergétique devient secondaire. Un logement trouvera toujours preneur même si son score énergétique laisse à désirer. A Paris, par exemple, l’écart de prix entre un bien catégorisé A et un autre E est seulement de 1,6 % et à Annecy, il est de 2,8 % tout comme à Amiens.

D’après cette enquête, la différence de prix peut même s’inverser, lorsqu’il s’agit d’immeubles anciens situés généralement en centre-ville ou dans les coeurs historique s. La valeur de la localisation du logement prend alors le pas sur son bilan énergétique.Ainsi, à Bordeaux un logement signalé E coûte 4 % de plus qu’un autre plus vertueux. D’après les données de Se Loger, le prix au mètre carré dans la capitale girondine d’un bien classé A s’élève à 4 529 euros contre 4 907 euros pour une habitation indiquée E.A Rennes, l’écart de prix atteint 26 % pour ce type de logement pendant qu’Angers et à Caen, un bien étiqueté E coûte respectivement 10 % à 12 % plus cher qu’un autre classé A.

Les aides à la rénovation énergétique

· MaPrimeRénov’.

· Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE).

· L’éco-prêt à taux zéro.

· Le programme « Habiter Mieux » de l’Agence nationale de l’habitat (Anah).

· Le chèque énergie.

· L’exonération de la taxe foncière.

· La TVA à taux réduit.

· Les certificats d’économie d’énergie (dispositif CEE).

· Des aides de la caisse de retraite.

· Le dispositif de défiscalisation Denormandie.

· Des aides des collectivités locales.

· Des prêts visant à améliorer l’habitat

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