Covid-19 : la fréquentation des Champs-Elysées a mieux résisté que celle d'Oxford street 1

Covid-19 : la fréquentation des Champs-Elysées a mieux résisté que celle d’Oxford street


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Avec la désertion des touristes étrangers et les différents confinements, la fréquentation des Champs-Elysées a chuté depuis le début de la pandémie de Covid-19. Mais moins que celle d’autres grandes artères commerçantes européennes, indique une étude publiée jeudi par Cushman & Wakefield et Mytraffic.

Les flux de piétons ayant sillonné l’avenue parisienne ont baissé de 44 % entre mars 2020 et mars 2021, par rapport à la période pré-coronavirus. Mais la chute a atteint 63 % pour Gran Via à Madrid, 65 % pour Rue Neuve à Bruxelles, 66 % pour Via del Corso à Rome et jusqu’à 71 % pour Oxford Street à Londres. Seule l’artère Kurfütstendamm à Berlin s’en sort mieux, avec une réduction limitée à 35 %.

Particularités locales

« Ces différences s’expliquent en partie par l’addition du nombre de jours pendant lesquels le public s’est retrouvé en confinement dans ces villes et où les commerces dits non essentiels ont été fermés », explique le directeur du département commerce chez Cushman & Wakefield, Christian Dubois. Il a été beaucoup plus important à Londres – mais également à Berlin – qu’à Paris

« Certaines de ces artères, comme les Champs-Elysées ou Oxford Street, sont aussi plus sensibles à la variation du nombre de touristes étrangers. Cependant, sur les Champs-Elysées, une clientèle française est venue en partie se substituer à la clientèle étrangère », note l’expert.

Ce n’est pas le cas sur Oxford Street, qui a en outre pâti de règles plus drastiques sur le télétravail à Londres qu’à Paris. Et de la désertion du quartier de bureaux dans lequel elle est située.

« Au-delà des flux de passants, il faut aussi examiner les ventes des commerçants », souligne encore Christian Dubois. Et là, les Champs-Elysées s’en sont moins bien tirés que d’autres, avec une baisse de chiffre d’affaires en proportion plus importante que la baisse de fréquentation. « La clientèle française est moins dépensière que la clientèle étrangère », décrypte-t-il.

Chute des valeurs locatives

Kurfütstendamm a moins souffert car « les commerçants ont su s’adapter au cadre très contraint de la crise sanitaire, par exemple en ayant massivement recours au click & collect », indique l’étude. Les propriétaires ont aussi déployé d’importants efforts pour accroître l’attractivité de la rue, en plantant des arbres ou en améliorant la signalétique.

Ces baisses de fréquentation ont eu un impact sur l’immobilier commercial. Toutes ces grandes artères du shopping ont enregistré des chutes inédites de leurs valeurs locatives. « La baisse atteint un peu partout environ 20 %, quel que soit le niveau de réduction de la fréquentation, sauf à Madrid où elle a été limitée à 11 % », observe t-on chez Cushman & Wakefield sans pouvoir l’expliquer.

Sur les Champs-Elysées par exemple, la valeur locative moyenne (loyer plus pas de porte) pour une petite boutique aux meilleurs emplacements atteint désormais 6.200 euros par mètre carré et par an. L’image de marque de l’avenue avait déjà été écornée par le mouvement des « gilets jaunes » engagé en novembre 2018 puis par la grève à rallonge dans les transports en commun fin 2019 et début 2020. L’épidémie de Covid s’y est ajoutée. Elle a aussi induit des baisses de chiffre d’affaires qui justifient ces réductions de loyers.

La reprise sera plus ou moins rapide sur ces différentes artères européennes. « Les valeurs locatives mettront plus longtemps à remonter sur celles qui sont plus dépendantes du tourisme international », anticipe l’expert. Sur les Champs, par exemple, elles ne devraient retrouver leur niveau d’avant crise qu’en 2024.


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