Immobilier : du rêve de verdure à la réalité des banlieues

Immobilier : du rêve de verdure à la réalité des banlieues

Publié le 4 sept. 2020 à 7:22

Se mettre au vert sans pour autant trop s’éloigner de Paris … Tel était, à la mi-mai, le rêve exprimé par de nombreux Franciliens ayant vécu le confinement comme un véritable enfermement. « Ceux qui ont dû traverser cette épreuve dans de petites surfaces ou dans des logements ne disposant pas d’extérieur ont tous, à un moment ou à un autre de ces deux mois, aspiré à quitter la ville au profit d’un cadre de vie plus agréable », constate Michel Platero, président de la FNAIM du Grand Paris.

Cette envie de verdure s’est d’ailleurs traduite dans les faits par une augmentation des recherches de biens dans certaines communes, notamment de la grande couronne. « Celles-ci ont le double avantage de proposer un environnement plus ‘naturel’ tout en affichant des prix beaucoup moins élevés que ceux pratiqués dans les départements de la petite couronne », décrypte Barbara Castillo Rico, responsable des études économiques chez MeilleursAgents.

Ainsi, selon les chiffres donnés par les plateformes immobilières MeilleursAgents et SeLoger, L’Isle-Adam et Provins, par exemple, ont respectivement enregistré une hausse de prospection de 47 % et 41 % par rapport à la même période de l’année passée. Quant à Etampes, elle a suscité un véritable engouement chez les acheteurs potentiels avec 86 % de recherches en plus.

Le couperet du temps de trajet

Or, insiste Michel Platero, « cet enthousiasme pour les banlieues vertes est aussi lié au développement du télétravail durant le confinement. Nombreux sont ceux à s’être projetés comme continuant à travailler durablement à domicile une fois la crise sanitaire terminée. Mais, très vite, la réalité du monde de l’entreprise les a rattrapés, avec l’obligation faite à une majorité de salariés de réintégrer leurs bureaux. Ceux-ci regardent donc à nouveau leur temps de trajet avec une jauge à 45 minutes maximum ».

Un retour à davantage de pragmatisme confirmé par Barbara Castillo Rico. « Au niveau des transactions, nous ne notons pas à l’heure actuelle une concrétisation de ce désir de quitter les zones hyperurbaines. La perspective de devoir passer plus d’une heure et demie par jour dans les transports pour se rendre sur son lieu de travail pousse à la réflexion. »

Des prix stables

Conséquence, les prix en banlieue restent pour le moment globalement stables , voire se tassent, depuis la sortie du confinement. Pour preuve, Fontainebleau, dont la proximité immédiate avec le parc naturel régional du Gâtinais français devrait aux regards des nouvelles aspirations évoquées par les acquéreurs entraîner une tendance haussière du marché immobilier, voit, à l’inverse, sa dynamique tarifaire s’enrayer. Alors que les prix dans cette commune de Seine-et-Marne avaient en effet grimpé de 1,3 % entre janvier et avril, ils n’ont augmenté que de 0,4 % entre mai et septembre.

Moins marqué mais tout aussi visible, ce ralentissement tarifaire dans un contexte néanmoins toujours orienté à la hausse touche aussi certaines communes des Yvelines, département pourtant considéré comme l’un des principaux poumons verts d’Ile-de-France, et du Val-de-Marne. A l’image du Vésinet (+0,8 % entre janvier et avril contre +0,4 % entre mai et août) ou encore de Charenton-le-Pont (+1,8 % contre +0,5 %).

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